LES LIVRES DE PIERRE WITTMANN

LES LIVRES DE PIERRE WITTMANN

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Le jardin de la libération

Le jardin de la libération 
Journal 1988

Autobiographie

Pierre Wittmann
Wisdomlight, 2010
23 x 15 cm, 288 pages

ISBN 978-616-90598-0-6

Présentation

Le jardin de la libération est le nom d’un monastère de la forêt thaïlandaise. C’est là que Pierre s’arrête, sur la route de Bangkok à Phuket, un après-midi de décembre 1987. Les trois jours qu’il passe dans ce lieu mythique, à étudier la méditation avec un vénérable moine bouddhiste, vont changer le cours de sa vie.

Pierre vit depuis quatre ans à Tahiti, où il peint, étudie le chinois et la calligraphie, suit des cours de yoga, pratique le zen et découvre la spiritualité dans les livres. Mais il se sent exilé et coupé du monde sur cette île paradisiaque, endormie au milieu du Pacifique. Il rêve de la vie intense et trépidante de l’Asie, de ses richesses culturelles et de sa sagesse millénaire.

Au Jardin de la libération, Pierre a le pressentiment qu’il doit quitter Tahiti et venir vivre en Thaïlande. Mais ce n’est qu’après une année de tribulations qu’il arrivera à Bangkok, avec une petite valise, et s’installera dans son nouveau pays d’adoption.

L’année 1988 est une période de transition dans la vie de Pierre, où alternent le doute et l’enthousiasme, les nostalgies du passé et les projets d’avenir, la passion de peindre et le désir de méditer, la vie mondaine et la quête intérieure, les expériences mystiques et les confrontations avec la misère humaine.

Il découvre la Thaïlande, la Birmanie, le Népal et l’Inde, visite des lieux saints, fait plusieurs retraites dans des monastères et suit les enseignements de maîtres du theravada et du bouddhisme tibétain. Il expose ses derniers tableaux à Tahiti, organise son déménagement et rentre en France pour préparer le départ vers une nouvelle vie.


Pierre Wittmann est peintre et écrivain. Il vit en Thaïlande.

Ce récit est un extrait du Journal qu'il tient depuis 1984.


Écho de lecture

Douze mois de la vie d’un homme. Pierre Wittmann est peintre et, depuis son installation à Tahiti en 1984, tient un Journal. En décembre 1987, il se rend à Bangkok et, pendant une année, il voyage, approfondit sa connaissance de l’Asie, revient à Tahiti, séjourne en Europe, et décide de s’installer en Thaïlande en décembre 1988. Ce texte témoigne presque quotidiennement d’une année charnière, d’un long cheminement intérieur qui conduit l’auteur à tourner une page dans sa vie, il le découvre peu à peu et le lecteur comprend vite que, quel que soit l’exotisme des destinations évoquées, il s’agit avant tout d’un voyage spirituel.

Le périple commence donc en décembre 1987, chez un couple d’amis expatriés à Bangkok, où l’auteur emménagera dans son propre appartement un an plus tard. Il voyage d’abord en Thaïlande, puis en Birmanie, au Népal et en Inde. Il ne voyage pas en touriste ordinaire, évite les parcours trop balisés, séjourne dans plusieurs monastères. Ouvert aux autres, il préfère cependant la solitude et fait preuve d’un esprit critique qu’il n’oublie pas d’exercer à l’égard de lui-même. S’il se contente le plus souvent d’un mode de vie qui tend au dépouillement, il sait aussi apprécier le confort. Grand amateur de nourriture asiatique, il ne résiste pas toujours à la gourmandise, il pratique le golf dès qu’il en l’occasion et, bien que voulant se détacher de la pesanteur des possessions matérielles, cède facilement à la tentation d’acheter livres ou peintures. Il revient à Tahiti, une exposition de ses œuvres est organisée, mais il quitte cette terre accueillante en août et, après quelques mois en Europe, retourne en Asie avec la ferme intention d’étudier ces langues et cultures orientales qui le fascinent tant. Son expérience de la vie monacale semble l’avoir profondément marqué. D’abord attiré plutôt par la méditation dont il explore les différentes techniques, il s’intéresse de plus en plus au bouddhisme, se documente, cherche sa voie.

Ce Journal de voyage(s) retrace les étapes moins d’un apprentissage ou d’une initiation – son auteur étant déjà très averti au seuil d’une année décisive – que d’une confirmation de la vocation d’un artiste qui cherche à concilier ses diverses aspirations, à réconcilier son art et sa spiritualité, à harmoniser les multiples facettes de sa vie. 

Claudine Krishnan 
APA, Association pour l'autobiographie

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